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Labellisation des contenus : l’exemple Allemand

 1er avril 2009, par StopPartage

HADOPI : le progrès en marche

StopPartage se félicite de la sagesse de l’ Assemblée Nationale, qui a adopté hier un dispositif de labellisation des offres légales sur Internet. Contrairement à certaines allégations, il ne s’agit absolument pas d’un dispositif de « censure », comme le prétendent les hippies de Google, ou d’une « dérive innaceptable » comme l’a osé l’ insolent P. Bloche. Il s’agit simplement de « faire preuve de pédagogie » pour aider nos jeunes fraudeurs multirécidivistes à « rentrer dans le droit chemin ».
« On ne va tout de même pas légaliser le vol » avait prévenu Nicolas Sarkozy dans son discours aux Accords de l’Elysée. Ainsi comme le rappelle la très raisonnable Françoise de Panafieu « Il n’y a pas d’offre légale sans demande légale ». La labellisation a donc pour objectif d’aider les consommateurs culturels à choisir la bonne offre .

Mais ce dispositif n’a rien de nouveau ni d’ effrayant, comme nous allons vous le montrer, car il existait déjà en Allemagne au siècle dernier.

Ce document de 1937 atteste en effet de la vertigineuse clairvoyance des dirigeants allemands de l’époque, en faveur des artistes et de la création, qui avaient déjà pensé à créer une haute autorité chargée de labelliser les musiques "légales".

« J’aime bien comparer notre activité avec le pionnier dans la tranchée qui se trouve en première ligne, qui voit et entend tout et qui est capable de transmettre ses expériences et ce qu’il aperçoit aux services destinés à changer des situation maladives » y dit le chef du département de contrôle des oeuvres de époque.

L’Hadopi serait en quelque sorte une "Chambre de Musique du Reich" moderne et tout à fait inoffensive dont le rôle d’homologation des offres légales dans un contexte de fraude généralisé permet d’éduquer nos concitoyens à la légalité.

Il faudrait rappeller aux sceptiques le fort contexte culturel de l’époque : valorisation de l’enseignement artistique, essort de la radio [1], des loisirs... qui a poussé le législateur germain dans la voie de la sagesse.

Et le parallèle devient alors limpide, car il s’agit maintenant de transformer le chaos informationnel de l’Internet en une zone de bon-droit ou Mr. "tout-le-monde" doit pouvoir circuler sans risquer de se rendre complice de contrefaçon à son insu.

Vive la République Démocratique Française ! vive la création légale !


Notes

[1] Média choyé par la propagande, la radio s’attache à intégrer le grand répertoire dans le projet politique. Sa production industrielle (25% de foyers détenteurs en 1933, 65% en 1941) permet une couverture efficace des messages politiques et programmes de divertissement soigneusement sélectionnés par la censure. Bridés sur les ondes moyennes, ces appareils ne permettaient guère de capter les radios étrangères.
source : Médiathèque de la cité de la musique

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